À quel moment profiter d’une option américaine en bourse


Mon cœur oscillait entre l’Américain et l’Européen… Désolé, mais au risque de vous décevoir, je ne parlais pas de ces jolies dames en images, mais je parlais d’options. 😉

Dans cet article, je vais expliquer la différence entre une option de type américain et une option de type européen.

Option de type américain :

L’option américaine se distingue par sa liberté absolue : elle peut être exercée n’importe quand durant sa durée de vie. C’est l’acheteur qui tient les rênes, que l’on parle d’un Call ou d’un Put. À tout moment, il peut décider de passer à l’action, sans avoir à attendre l’échéance.

Côté vendeur, cette latitude ouvre la porte à un casse-tête. L’acheteur détient le pouvoir d’appeler à l’exécution à tout instant, du moins en théorie. En pratique, deux paramètres méritent d’être surveillés de près :

Voici les situations où le vendeur d’options doit rester particulièrement vigilant :

  • Quand l’option vendue se retrouve nettement dans la monnaie (ITM)
  • Quand le titre sous-jacent verse un dividende

Retour sur l’option dans la monnaie (ITM) :

Rappelons-le : une option, c’est avant tout une forme d’assurance. Celui qui détient une position et cherche à se protéger en achetant un Call ou un Put profite d’une soupape en cas de mouvement défavorable. Si le marché part à l’opposé de ses intérêts, il a tout à gagner à activer cette protection pour limiter la casse.

Le vendeur d’options, lui, vit avec une incertitude permanente : si l’option finit dans la monnaie, il peut être assigné avant la date d’expiration… ou pas. L’attribution ne suit aucune logique prédéfinie, elle relève d’un tirage au sort orchestré par la chambre de compensation, la fameuse Options Clearing Corporation (OCC). Impossible de prévoir sur qui tombera la désignation.

Distribution de dividendes :

Un autre scénario à surveiller : l’arrivée d’un dividende. Pour estimer si le risque d’assignation avant détachement du dividende existe, la méthode est limpide : il faut comparer le montant du dividende à la prime du Put. Si la prime du Put est plus basse que le dividende à verser, alors tous les Calls associés seront exercés. Cette logique s’applique de façon mécanique.

Un exemple concret avec Las Vegas Sands (LVS) permet d’y voir plus clair : le 19 mars 2015, le groupe verse un dividende de 0,65 $ par action. La capture ci-dessous présente les options arrivant à expiration le 2 avril. Dans ce cas, chaque Call dont le Put correspondant affiche une prime inférieure à ce dividende sera exercé. Ici, tous les Calls de prix d’exercice à 54,5 $ ou moins sont concernés.

Pour résumer la logique américaine : sur les marchés US, la quasi-totalité des options sur actions et sur ETF (Trackers) adoptent ce modèle, avec livraison du sous-jacent (action ou ETF). Petite exception qui confirme la règle : l’indice SP100 (code OEX) propose aussi des options américaines, mais celles-ci se règlent en espèces.

Option de type européen :

Avec l’option européenne, le jeu se simplifie radicalement : aucune surprise à craindre en cours de route. Ici, l’exercice ou l’attribution ne pourra intervenir qu’au terme de l’échéance, et jamais avant. Cette certitude facilite grandement la gestion des positions.

Ce fonctionnement concerne surtout les grands indices comme le CAC40, le DAX, le SP500… À noter également la présence d’options européennes sur l’indice SP100, sous le code XEO. Dans la plupart des cas, le règlement s’effectue en espèces, et non par livraison physique de titres.

Pour aller plus loin, voici une vidéo qui complète le sujet :

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